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L'édito de Spirit paradiz

 

 

Concernant l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France, il estime que "si elle est avérée (...) je ne peux pas y croire". "Qu'il y ait eu des ententes avec une entreprise, c'est tout à fait probable", cela "fait partie (des) dérives qui doivent être recherchées et condamnées. "Mais qu'il y ait eu un système où les partis politiques de la  majorité et de l'opposition se soient mis ensemble pour se partager je ne sais  quel gâteau, si c'est démontré, je serai le premier à le condamner mais, honnêtement, je n'y crois pas beaucoup". "Si ces pratiques ont eu lieu avant, et je suis sûr qu'elles ont du avoir  lieu dans une certaine mesure, j'imagine d'après ce que j'entends", a-t-il  ajouté en rappelant la loi sur le financement des partis de 1995. "Si elles ont  poursuivi alors qu'elles étaient illégales, c'est-à-dire après le vote de la  loi de 1995, alors là c'est beaucoup plus condamnable, a dit M. Chirac, si  j'ose dire".


"il n'y a pas de crise morale ou de crise  politique en France aujourd'hui" a déclaré Jacques Chirac, ajoutant qu'"il ne saurait y avoir d'amnistie" dans les affaires de financement illicite des partis politiques. "On ne traite pas ces problèmes par la voie de l'amnistie ou de je ne sais  quelle repentance", a-t-il déclaré.  Le chef de l'Etat a estimé que "s'il y a eu des choses condamnables, elles doivent être condamnées". "Mais pour les condamner, il faut s'en remettre à la justice et à elle seule, en respectant les principes fondamentaux de la justice en  France, c'est-à-dire notamment la présomption d'innocence et le secret de  l'instruction qui a été trop souvent bafoué". " Je fais une entière confiance à la justice dont le rôle est difficile  surtout en raison de cet environnement médiatique. Il faut y faire attention :  il en va de la démocratie et il en va de l'image de la France et de ses  intérêts à l'extérieur", a-t-il ajouté.